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MySezame

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L'Opinion - Article - 15 mars 2017

“MySezame, pour ouvrir les portes de l’innovation sociale”

Cette start-up sociale créée par Laurence Grandcolas forme les cadres de grandes et petites entreprises à développer des projets sociaux, rentables et responsables à la fois.

Elle a appris l’entreprise chez HEC. A fait ses gammes de consultante chez Bain. A plongé dans l’humanitaire en créant une ONG finançant des projets en Mongolie et au Togo. Mais, surtout, elle a découvert l’univers du social chez Ashoka, l’un des principaux réseaux mondiaux pour le développement de l’entrepreneuriat social. Une entreprise révolutionnaire qui a développé le concept, novateur à l’époque selon lequel on pouvait créer de véritables entreprises dans le domaine du social. Pas gagner des fortunes colossales – ce n’est pas l’esprit – ni prendre la place des associations – il y a de l’espace pour tous – mais simplement rappeler qu’il était sain de conjuguer esprit d’entreprise et solidarité, en créant des entreprises viables financièrement et utiles à la fois. Devenue co-directrice d’Ashoka, Laurence Grandcolas a pourtant tout quitté il y a un peu moins de deux ans pour lancer sa « start-up sociale », comme elle la définit ellemême : MySezame.

Formation professionnelle. Forte de six collaborateurs, peut-être sept en fin d’année, MySezame est officiellement une entreprise de formation professionnelle. Mais elle dispense des formations d’un genre nouveau, justement dans le domaine social : « Nous apprenons aux collaborateurs des entreprises, grandes comme petites, à développer des opportunités et des innovations dans la sphère sociale », explique Laurence Grandcolas. Car, détaille-t-elle, les grands enjeux de la planète, qu’il s’agisse du vieillissement de la population, de l’aggravation de la pauvreté ou du défi environnemental, dans un contexte où plus de la moitié des métiers qui existeront dans 20 ans ne sont pas nés aujourd’hui, ne doivent pas être considérés comme des obstacles ou des freins au développement.

Au contraire, ce sont autant d’opportunités, y compris pour les sociétés internationales, de développer de nouveaux métiers et de trouver des nouveaux relais de croissance. MySezame vient de lancer sa 5e promotion qui regroupe une dizaine de femmes (un pur hasard) venant plutôt de grandes entreprises. Pendant les prochaines semaines (pour l’équivalent de trois journées et demie de formation au total), elles vont découvrir ce qui se joue aujourd’hui en matière de management social et rencontreront des acteurs de l’innovation sociale répondant tous à un critère essentiel : ils développent ces innovations dans l’esprit de les équilibrer, budgétairement.

Cette promotion bénéficiera aussi de coaching individuel et aura un accès trois fois par semaine à une information en format digital sur l’actualité du monde social, pour que les élèves « soient en résonance », détaille Laurence Grandcolas. L’idée à l’air simple, énoncée comme cela. Pourtant, le terrain est complètement vierge. MySezame a donc un nombre infini de portes à ouvrir.

Cyrille Lachèvre

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