Notre lexique de l'innovation sociale

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Un achat responsable qualifie « tout achat intégrant dans un esprit d’équilibre, entre parties prenantes, des exigences, spécifications et critères en faveur de la protection et de la mise en valeur de l’environnement, du progrès social et du développement économique. L’acheteur recherche l’efficacité, l’amélioration de la qualité des prestations et l’optimisation des coûts globaux (immédiats et différés) au sein d’une chaîne de valeur et en mesure l’impact » (Définition de l’Observatoire des Achats Responsables).

On qualifie d’achats responsables l’intégration du cycle de vie du produit ou service, ainsi que l’impact environnemental et/ou social qui en découle. Il s’agit d’un acte intégré à un processus de solidarité et de durabilité.

(Source : Novethic – 27/04/2018)

L’agriculture biologique constitue un mode de production dont la spécificité est le recours à des pratiques culturales et d’élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l’usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l’emploi d’intrants. 

Le marché des produits bio dans le monde représente 68 milliards d’euros, dont les 9/10ème en Amérique du Nord et en Europe.
En France le bio représente 6 % des terres agricoles cultivés, ce qui place la France en 8e position dans le monde en termes de surface, mais en 31e pour le pourcentage cultivé en bio.

(Source : agriculture.gouv)

L’agriculture conventionnelle est la plus pratiquée dans le monde. Elle est apparue dans les années 1950 dans les pays du nord et notamment en Europe. Elle est caractérisée par l’emploi de variétés et races à haut rendement permettant d’optimiser la production (engrais et pesticides ou aliments concentrés et forte médication) dans des exploitations agricoles très spécialisées et mécanisées.

L’agriculture raisonnée, également appelée « intégrée » ou « durable », correspond à une vision globale qui prend en compte les spécificités locales (sol, climat) et harmonise cultures et élevages.
Ce concept, né au début des années 1990, permet de concilier préservation de l’environnement et qualité des produits agricoles, performance économique et productivité satisfaisante.

L’agriculture urbaine est une forme émergente de pratiques agricoles en pleine ville qui peut prendre la forme de parcelles partagées, de jardins individuels et/ou collectifs et même d’agriculture verticale dans des tours et qui concerne surtout le maraîchage, les petits élevages et la culture d’arbres fruitiers.
Selon la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), l’agriculture urbaine (et périurbaine) fournit déjà de la nourriture au quart de la population urbaine mondiale. Et cette tendance devrait évoluer considérablement d’ici à 2030.

(Source : iledefrance.fr)

L’aquaponie est la culture de poissons et de plantes ensemble dans un écosystème construit en circuit fermé, en utilisant des cycles bactériens naturels pour transformer les déchets des poissons en nutriments pour les plantes.

(Source : aquaponie.net)

Label lancé en 2006 aux Etats Unis par l’ONG B Lab qui consacre un engagement de plus de 3 ans de l’entreprise au service du bien commun en se fixant des objectifs extra financiers ou environnementaux.
La certification est obtenue suivant un questionnaire exigeant et qualitatif de 200 questions portant à la fois sur la gouvernance, les salariés, la communauté, l’impact environnemental.

Aujourd’hui, 2 000 entreprises labélisées dans 150 pays dont 30 en France.

Exemples d’entreprises labellisées B Corps : Utopies / Graines de changement / Patagonia / Camif

Statut juridique intermédiaire entre société classique et association qui apporte une protection légale aux entreprises contre les actionnaires en mettant sur le même pied d’égalité profit et RSE.
Le statut de Benefit Corporation est apparu aux USA dans les années 2000 et est reconnu dans 31 Etats.
La certification BCorp n’est pas nécessaire à l’obtention du statut de benefit corporation.

Le bénévolat de compétences consiste à mettre gratuitement un savoir-faire à la disposition d’une association de solidarité le temps d’une mission.

(Source : pro-nobo.fr)

Le bilan carbone d’un produit ou d’une entité humaine (individu, groupe, collectivité…) est un outil de comptabilisation des émissions, directes ou indirectes, de gaz à effet de serre de ce produit ou de cette entité. Le bilan carbone est une étape de diagnostic – en amont de la mise en place d’un plan d’action, de réduction des émissions.

Selon Greenfacts, la biocapacité d’une zone biologiquement productive donnée désigne sa capacité à générer une offre continue en ressources renouvelables et à absorber les déchets découlant de leur consommation. Si l’empreinte écologique d’une zone est supérieure à sa biocapacité, alors cette zone n’est pas utilisée de manière durable.

L’empreinte écologique excède la biocapacité de la Terre – soit la surface actuellement disponible pour produire les ressources renouvelables et absorber le CO2. 

En 2017, la biocapacité de la Terre a été dépassée le 2 août.

Le biomimétisme est une science qui vise à imiter la nature. Elle consiste à observer les phénomènes mécaniques et biologiques de la nature – notamment des phénomènes complexes – pour trouver des solutions techniques, applicables à des objets de construction et conception humaine. C’est une science particulièrement inspirante dans le cas de l’économie circulaire, puisque dans la nature, rien ne se perd et tout se transforme.

Le Bottom of the Pyramid (BoP) est un concept popularisé par C.K. Pralahad et Stuart L. Hart dans leur ouvrage « The Fortune at the Bottom of the Pyramid » (2006) et qui concerne les personnes à la base de la pyramide de revenus mondiale qui gagnent moins de 10$ par jour (environ 259€ par mois).

Au niveau mondial, 4,7 milliards de personnes (63% de la population en 2018) font partie du BoP. Par extension, est apparu le concept de BOP « Nord » qui désigne les personnes qui vivent en dessous d’un certain seuil de pauvreté, et sont à la base de la pyramide des revenus d’un pays.

Le but du BPS est d’offrir un cadre d’analyse qui assure que l’ensemble des décisions prises dans les différents domaines (stratégie, marketing, finances, RH,…) seront cohérentes avec la mission et les principes de l’organisation et permettront de créer la valeur économique et sociale attendue, tout en assurant la pérennité de la structure.
Le BPS est élaboré à partir d’une idée : il permet de définir la stratégie et les moyens à mettre en œuvre pour passer d’une idée à la réalisation d’un projet. Il est un outil utile pour convaincre les partenaires potentiels du projet de sa pertinence, de sa faisabilité opérationnelle et de sa viabilité.

(Source : avise.org)

Notion inventée par Ashoka. Elle désigne une personne qui désire changer le monde en s’appuyant sur ses connaissances et ses ressources. C’est une personne engagée qui a pour but, d’avoir un impact positif sur la société.

Les Atelier Chantier d’Insertion ont pour mission d’assurer l’accueil, l’embauche et la mise au travail sur des actions collectives des personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières.

La définition légale des personnes embauchées en ACI est identique à celles des autres structures d’insertion par l’activité économique : « personnes sans emploi rencontrant des difficultés sociales et professionnelles particulières ».

(Source : avise.org)

Lancée fin 2004 par Claude Bébéar et Yazid Sabeg, la Charte de la diversité est un texte d’engagement proposé à la signature de toute entreprise, quelle que soit sa taille, qui condamne les discriminations dans le domaine de l’emploi et décide d’œuvrer en faveur de la diversité.

La Charte exprime la volonté d’agir des entreprises pour mieux refléter, dans leurs effectifs, la diversité de la population française. Articulée autour de six articles, elle guide l’entreprise dans la mise en place de nouvelles pratiques, en y associant l’ensemble de ses collaborateurs et partenaires. Elle les incite à mettre en oeuvre une politique de gestion des ressources humaines centrée sur la reconnaissance et la valorisation des compétences individuelles. L’entreprise favorise ainsi la cohésion et l’équité sociale, tout en augmentant sa performance.

La Charte est soutenue par les principales organisations patronales, de nombreux réseaux d’entreprises et des organismes publics.

(Source : charte-diversite.com)

Un circuit court est une relation transparente entre plusieurs acteurs de l’économie obéissant à 4 critères incontournables :

  • La création de liens sociaux et de coopération.
  • L’équité dans les échanges financiers.
  • Une approche participative.
  • Une logique pédagogique.

(Source : lelabo-ess.org)

Les Civic Techs représentent l’ensemble des outils numériques et technologiques qui permettent d’améliorer
le système politique en le rendant plus accessible, efficace, et engageant pour les citoyens.

Selon les Artisans du Monde, « le commerce équitable est une alternative au commerce mondial dominant. En s’appuyant sur des chaînes commerciales plus courtes et transparentes, il permet aux producteurs de vivre décemment de leur travail et d’être acteurs de leur modèle de développement ». 

La consolocalisation est le regroupement du mot « consommation » et « localisation« . Il s’agit d’un terme développé par la Camif pour encourager ses consommateurs à acheter des produits fabriqués près de chez eux et en France. Il est possible sur leur site de voir la localisation du fabricant du produit sélectionné. L’objectif ? Favoriser l’emploi local et limiter les émissions de CO2. 

La consommation locale est un mode de consommation de produits (alimentaires ou non) dont la production se situe à quelques de dizaines kilomètres (généralement inférieur à 150 ou 250km) du lieu de consommation. Les objectifs ? Réduire son impact écologique en limitant les émissions en CO2 et soutenir l’économie locale. 

La coopérative est un modèle d’entreprise démocratique où l’on trouve une gouvernance basée sur le principe « une personne, une voix ». Les membres sont à la fois associés, clients, producteurs ou salariés.

Ou financement participatif en actions. C’est une forme de financement participatif permettant aux petites entreprises ou start-ups d’attirer des financeurs qui détiendront en échange, une part de leur capital.

Le financement participatif, ou crowdfunding  (« financement par la foule ») est un mécanisme qui permet de collecter les apports financiers – généralement des petits montants -d’un grand nombre de particuliers au moyen d’une plateforme sur internet  – en vue de financer un projet.

Deux parties sont mises en présence : l’épargnant qui souhaite investir une certaine somme d’argent dans un projet auquel il croit et le porteur de ce projet qui ne possède pas les fonds nécessaires pour le mettre en œuvre. L’un et l’autre se rencontrent sur internet via une plateforme dédiée : Les projets sont présentés par leurs porteurs et les épargnants choisissent de financer ceux qui les intéressent à hauteur de ce qu’ils souhaitent investir.

Plusieurs  modalités de financement participatif existent: le don (avec ou sans contrepartie), le prêt (avec ou sans intérêts) et l’investissement en capital.

(Source : entreprises.gouv.fr)

La démocratie participative représente l’ensemble des solutions, dispositifs ou procédures permettant d’augmenter l’implication des citoyens dans la vie politique et leur rôle dans les prises de décision.

Le développement durable est « un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs », citation de Mme Gro Harlem Brundtland, Premier Ministre norvégien (1987).

En 1992, le Sommet de la Terre à Rio, tenu sous l’égide des Nations unies, officialise la notion de développement durable et celle des trois piliers (économie/écologie/social) : un développement économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement soutenable.

(Source: insee.fr – 13/10/2016)

Une personne en situation de précarité paie souvent plus cher qu’une personne ayant davantage de moyens pour les mêmes produits ou services. C’est ce qu’on appelle l’effet « double peine ».

Les exemples sont multiples : logement (mauvaise isolation thermique), assurances (profil plus risqué), transports (manque d’entretien des véhicules), communication (prix à la minute), santé (peu de prévention)…

“Il est plus économique de produire de manière écologique.” C’est le crédo d’Emmanuel Druon, le DG de Pocheco qui, au travers de ce qu’il a mis en place dans son entreprise, prouve que produire de façon écologique (sourcing des produits, récupération des eaux de pluie, choix des machines, économies d’énergie…) peut générer de fortes économies, rentabilisant les investissements de départ – même pour une PME.

Le ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer propose la définition suivante : « L’économie circulaire désigne un concept économique qui s’inscrit dans le cadre du développement durable et dont l’objectif est de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, de l’eau et des sources d’énergie. Il s’agit de déployer, une nouvelle économie, circulaire, et non plus linéaire, fondée sur le principe de « refermer le cycle de vie » des produits, des services, des déchets, des matériaux, de l’eau et de l’énergie. » Il s’agit donc non plus de « Take, Make, Waste », mais de « Take, Make, Restore ».

L’économie circulaire va au-delà de la gestion des déchets. Il s’agit de concevoir différemment, en utilisant moins de matières (et notamment des « matières premières secondaires », anciennement des déchets), de favoriser la réparation et de produire des biens plus durables (soit de lutter contre l’obsolescence programmée).

L’économie collaborative représente les activités de pair à pair qui permettent aux consommateurs d’échanger/partager entre eux des biens et/ou des services. Cette nouvelle économie se développe notamment grâce aux nouvelles technologies.

L’économie de fonctionnalité consiste à remplacer la notion de vente du bien par celle de la vente de l’usage du bien, ce qui entraîne le découplage entre la valeur ajoutée crée et la consommation d’énergie et de matières premières.

Cette substitution est potentiellement bénéfique sur le plan environnemental : elle pousse à la mutualisation (un même produit sert à plusieurs personnes) ainsi qu’à l’allongement de la durée de vie des produits et à leur recyclage (l’entreprise y a désormais intérêt puisqu’elle reste propriétaire des biens dont elle loue les usages). Les services de vélo en libre-service illustrent par exemple cette logique.

Le modèle linéaire qui peut se résumer à « extraire, fabriquer, consommer, jeter » (take, make, waste), utilise des ressources naturelles et de l’énergie pour fabriquer des produits qui deviendront, en fin de compte, des déchets. C’est en 2017 le modèle prépondérant du fonctionnement de l’économie.

Une entreprise d’insertion est une entreprise opérant dans le secteur marchand, mais dont la finalité est avant tout sociale : proposer à des personnes en difficulté une activité productive assortie de différentes prestations définies selon les besoins de l’intéressé (ré-entraînement aux rythmes de travail, formation, accompagnement social …) pour construire et finaliser avec elles un parcours d’insertion socioprofessionnel durable. Ces entreprises sont subventionnées par l’Etat en France.

(Source : travail-emploi.gouv.fr –

L’entrepreneuriat social est une manière d’entreprendre qui place l’efficacité économique au service de l’intérêt général. Quel que soit le statut le statut juridique des entreprises (association, coopérative, SAS, …), leurs dirigeants font du profit un moyen, non une fin en soi.

L’entreprise sociale s’organise autour de 4 piliers :

  • Un dynamisme entrepreneurial en recherche permanente de nouveaux financements et en diversification de vos ressources.
  • Une finalité sociale et/ou environnementale pouvant s’exprimer de manière plurielle (accès aux soins, aux énergies, au logement, lutte contre le gâchis, le chômage de longue durée, promotion des circuits courts, du bio, de la croissance verte, etc.)

  • Une lucrativité encadrée mettant la rentabilité au service de la finalité sociale ou environnementale.

  • Une gouvernance participative impliquant toutes les parties prenantes.

(Source : mouves.org)

Concept formulé dans les années 2000 pour désigner un statut hybride d’entreprise mettant sa performance économique au service d’une mission sociale, sociétale, environnementale ou scientifique. La mission collective est inscrite dans les statuts.

Un Ésat est une structure qui offre aux travailleurs handicapés des activités professionnelles et un soutien médico-social et éducatif. Il accueille le travailleur handicapé dont les capacités de travail ne lui permettent pas de travailler dans une entreprise ordinaire ou une entreprise adaptée. L’Ésat peut parfois disposer d’un foyer d’hébergement pour accueillir les personnes handicapées en dehors de leurs temps d’activité.

(Source : justice.fr – 23/03/2018)

Reconnue par la Loi du 31 juillet 2014, l’Économie sociale et solidaire (ESS) regroupe un ensemble de structures qui cherchent à concilier utilité sociale, solidarité, performance économique et gouvernance démocratique, avec pour ambition de créer des emplois et de développer une plus grande cohésion sociale.

La loi ESS pose le périmètre de l’ESS. Au-delà des statuts historiques de l’ESS, à savoir les associations, les mutuelles, les coopératives et les fondations, elle ouvre l’ESS aux entreprises à statut commercial poursuivant un objectif d’utilité sociale tel que défini dans la loi, et faisant le choix d’appliquer les principes de l’ESS.

Extrait de l’article 1er de la loi :

    L’économie sociale et solidaire est un mode d’entreprendre et de développement économique adapté à tous les domaines de l’activité humaine auquel adhèrent des personnes morales de droit privé qui remplissent les conditions cumulatives suivantes :

  1. Un but poursuivi autre que le seul partage des bénéfices
  2. Une gouvernance démocratique, définie et organisée par les statuts, prévoyant l’information et la participation des associés, des salariés et des parties prenantes aux réalisations de l’entreprise.
  3. Une gestion conforme aux principes suivants :
  4. Les bénéfices sont majoritairement consacrés à l’objectif de maintien ou de développement de l’activité de l’entreprise.
  5. Les réserves obligatoires constituées, impartageables, ne peuvent pas être distribuées.

(Source : avise.org – 22/03/2018)

Agrément sous conditions délivré par le préfet pour une durée de 5 ans afin d’ouvrir l’Economie Sociale et Solidaire (ESS) à d’autre acteurs que les acteurs historiques (initialement les mutuelles, coopératives et associations) comme les sociétés commerciales et bénéficier d’aides et de financements spécifiques comme l’épargne salariale solidaire et réductions fiscales.

Un ou plusieurs individus sont dits en situation d’exclusion sociale lorsqu’ils ne correspondent pas ou plus au modèle dominant d’une société. Ces personnes peuvent être en fragilité financière, handicapées, ou faire partie d’autres minorités.

La finance solidaire est un domaine particulier de gestion financière qui recouvre les divers mécanismes financiers permettant d’apporter des capitaux aux projets qui n’entrent pas dans les circuits financiers classiques. C’est une épargne placée sur des produits financiers solidaires. Elle apporte des fonds à des activités d’insertion liées à l’emploi, au social et au logement, à la solidarité internationale et à l’environnement.

Les fonds collectés s’orientent vers le social et l’environnement : 28% des investissements vont à l’insertion par l’emploi, 31% sont injectés dans le logement très social alors que l’environnement en reçoit 36% et la solidarité internationale 5%. Un organisme spécialisé, Finansol, labélise les produits financiers solidaires et suit les tendances de l’épargne solidaire.

Parmi les produits financiers solidaires, on trouve des fonds solidaires dits 90/10 dont les encours sont investis entre 5 et 10 % en titres émis par des entreprises d’insertion agréées et entre 90 et 95% en titres classiques (actions, obligations…), éventuellement gérés selon un processus ISR.

(Source : novethic.fr – 28/05/2018)

Le mot FinTech résulte d’une combinaison des termes « finance » et « technologie » et désigne les entreprises qui repensent les services bancaires et financiers grâce à la technologie.

Selon la définition retenue dans le Pacte national « anti-gaspi’ » de 2013, le gaspillage alimentaire correspond à « toute nourriture destinée à la consommation humaine qui, à une étape de la chaîne alimentaire, est perdue, jetée, dégradée ». Nuance importante : le gaspillage alimentaire est différent des « déchets alimentaires ».

Un nudge ou « coup de pouce » est une incitation douce donnée à un individu ou consommateur pour modifier son comportement. Les nudges sont une réponse au manque de rationalité constaté des individus qui s’explique par de nombreux biais identifiés dans le cadre de l’économie comportementale.

En 2015, Eric Singler publiait « Green Nudge » pour adapter cette approche de l’incitation comportementale à la préservation de l’environnement.

La Green Tech est une technologie considérée comme respectueuse de l’environnement en fonction de son processus de production ou de sa chaîne d’approvisionnement; ça peut être aussi un moyen de production d’énergie moins nocif pour l’environnement que les méthodes plus traditionnelles.

L’holacratie qui provient des mots grecs « holos » désignant « une entité qui est à la fois un tout et une partie d’un tout » et de « kratos » signifiant « pouvoir ». Il s’agit donc de donner le pouvoir de gouvernance à l’organisation elle-même plutôt qu’aux egos de ses membres. En effet, l’holacratie est un système de gouvernance qui s’appuie sur des principes innovants et opérationnels pour permettre de faire émerger l’essence, la capacité d’innovation et le potentiel collectif de l’organisation en la libérant des peurs et des ambitions individuelles.

Elle constitue une pratique pour les organisations en recherche d’efficacité et d’agilité dans leurs structures de base : organisation, processus de décision, réunions. Elle s’appuie sur :

  • Un système de pilotage dynamique : Avec ce système de prise de décision, l’entreprise s’ouvre à la créativité de ses membres : les individus travaillent en intelligence collective, créant un champ de conscience supérieur à la somme de ses participants.
  • Une organisation en cercles : L’entreprise est structurée en cercles interdépendants et auto-organisés à la manière d’un éco-organisme. Chaque cercle transcende et inclut les cercles inférieurs ; il poursuit les objectifs fixés, mesure ses résultats, s’adapte et évolue.
  • Un système de réunion en intelligence collective : Pour que la conscience collective de l’entreprise puisse émerger, chaque cercle doit tenir régulièrement plusieurs types de réunions : les réunions stratégiques, de gouvernance et opérationnelles qui répondent respectivement aux questions de la vision, de l’organisation et de l’efficacité.

(Source : colibris-lemouvement.org)

La culture hydroponique est une culture hors-sol ; les plantes sont donc cultivées sous serre et la terre qui est habituellement utilisée est remplacée par un substrat stérile, comme l’argile ou de la laine de roche.

(Source : futura-sciences)

L’impact investing désigne des investissements qui recherchent un rendement social et/ou environnemental au delà du rendement financier (un retour financier neutre ou positif) dans le but de financer des projets à impact.

L’inclusive business représente le fait d’inclure les personnes ayant de faibles revenus dans le processus économique en tant que producteurs, distributeurs, revendeurs ou consommateurs.

Il s’agit donc de créer des procédés, produits et services adaptés aux besoins des citoyens et consommateurs les plus pauvres.

« L’innovation frugale est une stratégie révolutionnaire. Toutefois, elle est bien plus qu’une stratégie : elle est le signe d’un nouvel état d’esprit qui voit la restriction des ressources comme une opportunité plutôt qu’un handicap ». Son objectif ultime : faire mieux avec moins, « c’est-à-dire créer à la fois plus de valeur commerciale et sociale tout en économisant des ressources précieuses telles que l’énergie le capital et le temps ».  Concept établi par Navi Radjou et Jaideep Prabhu.

« L’innovation frugale, faire mieux avec moins », Navi Radjou et Jaideep Prabhu, Les Editions Diateino, mars 2015.

(Source : novethic.fr – 10/04/2015)

L’innovation sociale constitue donc la dimension qui apporte des réponses nouvelles à des besoins sociaux peu ou mal satisfaits.

Selon le Conseil supérieur de l’économie sociale et solidaire (CSESS) :

« L’innovation sociale consiste à élaborer des réponses nouvelles à des besoins sociaux nouveaux ou mal satisfaits dans les conditions actuelles du marché et des politiques sociales, en impliquant la participation et la coopération des acteurs concernés, notamment des utilisateurs et usagers. Ces innovations concernent aussi bien le produit ou service, que le mode d’organisation, de distribution, (…). Elles passent par un processus en plusieurs démarches : émergence, expérimentation, diffusion, évaluation. »

(Source : avise.org – 2/02/2016)

L’insertion par l’activité économique (IAE) permet aux personnes les plus éloignées de l’emploi, en raison de difficultés sociales et professionnelles particulières (âge, état de santé, précarité) de bénéficier d’un accompagnement renforcé qui doit faciliter leur insertion professionnelle via des structures spécialisées, comme les entreprises d’insertion ou les chantiers d’insertion.  

(Source : travail-emploi.gouv.fr)

Il s’agit de créer une autre activité à but social ou environnemental au sein même de son entreprise, et ainsi “Changer le monde sans changer de boîte”.

(Source : novethic – 10/03/2016)

L’Investissement Socialement Responsable (ISR) représente les placements qui concilient performance économique et impact social ou environnemental positif en finançant des institutions privées ou publiques, quel que soit leur secteur d’activité, liées au développement durable.

Le mécénat de compétences consiste à mettre à disposition des collaborateurs sur leur temps de travail pour réaliser des actions d’intérêt général mobilisant ou non leurs compétences. Ces mises à disposition peuvent être évaluées et donner lieu à un avantage fiscal.

(Source : pro-bono.fr)

Evaluation faite par les porteurs de projets à finalité sociale pour rendre compte de la rentabilité de leurs dispositifs et actions sur les bénéficiaires auprès des financeurs et mieux en comprendre leurs effets. 

Le microcrédit est une méthode de financement de lutte contre l’exclusion bancaire grâce à des prêts individuels ou de groupes, de faible montant avec intérêts. Très développé dans les pays en développement, il favorise l’activité et la création de richesse et participe à concrétiser des projets de micro-entrepreneurs.

Le non-recours représente le fait d’être éligible à une aide sociale mais de ne pas en bénéficier.

Le non-recours englobe la non-information, la non-demande, et la non-réception.

Selon l’Odenore (Observatoire des non-recours aux droits et services), le taux de non-recours pour le RSA est de 50% (2016).

Selon obsolescence-programmee.fr , l’obsolescence programmée est une stratégie visant à réduire la durée de vie d’un produit pour augmenter son taux de remplacement et provoquer un nouvel achat de manière prématurée.

Depuis 2015 et la loi sur la transition énergétique, cette limitation délibérée de la durée de vie des objets est illégale : « L’obsolescence programmée se définit par l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement » et elle « est punie d’une peine de deux ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende », qui peut atteindre 5% du chiffre d’affaires, précise le texte de loi.

Un logiciel open source est un programme informatique dont le code source est libre d’accès à quiconque qui souhaite le lire, le modifier ou le distribuer.

L’entreprise Opale repose sur un mode d’organisation supprimant les hiérarchies pyramidales traditionnelles au profit de prises de décisions collectives au sein d’équipes de petites tailles. La vision opale est la traduction de l’émergence d’un nouveau stade de conscience, où la quête de la plénitude, et du déploiement individuel et collectif priment. Il s’agit de faire confiance en ses critères intérieurs, en sa justesse intérieure pour prendre des décisions.

(Source : Reinventing Organizations- Frederic Laloux)

Un payculteur, c’est un entrepreneur du territoire. Il y a une forte demande de produits bio locaux, mais peu de projets émergent. C’est très compliqué de faire sortir des fermes de terre.

Un maillon manquait à l’émergence de ces fermes : un entrepreneur, un chef d’orchestre de projets alimentaires territoriaux. Le payculteur relie l’amont et l’aval de la filière, met en lien les bénéficiaires de cette production avec les financeurs, etc.

Témoignage de Maxime de Rostolan:

Pour bien comprendre le mécanisme de développement de ces fermes, j’ai créé une micro-ferme près de Tours. Le but : montrer que l’agriculture biologique est plus rentable que l’agriculture conventionnelle. En parallèle, j’ai monté Blue Bees, une plateforme de financement participatif dédiée à l’agroécologie, et lancé Fermes d’avenir, une association qui promeut la permaculture.

(Source : novethic – 06/02/2017)

La permaculture est une science et un art qui visent à aménager des écosystèmes humains éthiques, durables et robustes qui s’intégreront harmonieusement avec la nature. (S.Read)
Ce concept est très souvent employé dans le domaine de l’agriculture pour évoquer un système de culture qui s’inspire des lois de la nature, qui préserve et gère de façon durable et productive les écosystèmes.

(Source : permaculture-upp.org)

Selon la loi du 12 juillet 2010, « est en situation de précarité énergétique une personne qui éprouve dans son logement des difficultés particulières à disposer de la fourniture d’énergie nécessaire à la satisfaction de ses besoins élémentaires en raison de l’inadaptation de ses ressources ou de ses conditions d’habitat ».

 

On estime que 12 millions de Français sont en situation de précarité énergétique (manque de moyens, logement mal isolé, chauffage peu performant).

La Responsabilité Sociétale des Entreprises, également appelée Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) est la mise en pratique du développement durable par les entreprises.
Une entreprise qui pratique la RSE va donc chercher à avoir un impact positif sur la société, à respecter l’environnement tout en étant économiquement viable.

(Source : novethic.fr)

Le seuil de pauvreté est un niveau de revenus en dessous duquel une personne ne peut pas accéder à tous les produits/services essentiels.

Il est propre à chaque pays et se calcule en fonction du revenu médian national. Selon les cas, on utilise 40%, 50%, ou 60% du revenu médian. L’Observatoire des Inégalités et l’INSEE utilisent généralement le seuil à 60%.

En France et pour une personne seule, les seuils de pauvreté sont les suivants (données 2017) :

– Seuil à 50% : 846€ nets par mois (5,5 millions de personnes, 7,5% de la population)

– Seuil à 60% : 1015€ nets par mois (8,8 millions de personnes, 13,1% de la population)

La Silver Economy ou Économie des Séniors concerne l’ensemble des produits ou services destinés aux personnes âgées (plus de 60 ans). Selon Michèle Delaunay, ancienne ministre déléguée chargée des Personnes âgées et de l’Autonomie, « Il s’agit de tous les produits et services qui devraient permettre d’améliorer l’espérance de vie sans incapacité ou d’aider au quotidien les personnes âgées dépendantes et leurs aidants naturels ».
Aujourd’hui, la Silver Economy représente 92 milliards d’euros par an en France.

Selon l’Avise, le « Social Impact Bond » est un montage financier qui permet de lever des fonds privés pour financer des actions sociales innovantes. La mesure d’impact social est au cœur de cet outil. En effet l’outil se caractérise par le fait que l’investisseur privé assume le risque financier dans l’espoir d’un gain en cas de succès du programme soutenu.

Les groupes de travail sur le SOSE (notamment au sein des Mines Paris Tech) proposent de transposer le statut d’entreprise à mission en droit français. Il s’agirait d’un statut juridique français pour inscrire dans les statuts des objectifs extra financiers et rendre opposables les engagements de l’entreprise.

Selon l’AVISE, le Retour Social sur l’Investissement ou Social Return On Investment est une méthode permettant de valoriser et de mesurer l’impact social de projets ou d’organisations à finalité sociale en complément de leurs résultats financiers. Le SROI permet d’exprimer en valeurs monétaires les résultats sociaux, environnementaux et économiques atteints. On distingue le SROI d’évaluation déterminé à posteriori du SROI prévisionnel qui anticipe la valeur sociale créée.

Selon la loi française, le surendettement « est caractérisé par l’impossibilité manifeste pour le débiteur de bonne foi de faire face à l’ensemble de ses dettes non professionnelles exigibles ou à échoir » (article L. 330-1 du code de la consommation).

En 2016, 194 000 Français ont déposé un dossier de surendettement à la Banque de France.

La moyenne des dettes contractées était de 42 000€.

La TechForGood représente les solutions utilisant la technologie dans le but de résoudre un enjeu social ou environnemental.

Le concept de TechFugees a initialement été créé par l’association du même nom, mais désigne aujourd’hui toutes les solutions en lien avec la technologie pour aider à résoudre la crise des réfugiés.

Face aux enjeux climatiques, la transition énergétique apparait comme une nécessité.

Selon Novethic, « la transition énergétique (ou transition écologique) désigne le passage d’un système énergétique qui repose essentiellement sur l’utilisation des énergies fossiles, épuisables et émettrices de gaz à effet de serre (que sont le pétrole, le charbon et le gaz), vers un bouquet énergétique donnant la part belle aux énergies renouvelables et à l’efficacité énergétique. Parmi les principales énergies renouvelables, on trouve : l’énergie solaire, l’énergie éolienne, l’énergie géothermique, l’énergie hydraulique… »

Un levier additionnel et fondamental pour réussir la transition énergétique : celui de la sobriété dans les usages ; qui rend chacun acteur de cette transition.

Des organisations ou des individus adoptent un fonctionnement ou un mode de vie « zéro déchet » lorsqu’ils s’engagent dans une démarche visant à prévenir au maximum la production de déchets.
Acheter en vrac et sans emballages, faire du compost, se passer des objets ou produits à usage unique ou inutiles ou encore remplacer certains produits cosmétiques ou ménagers par des produits de base (bicarbonate de soude, vinaigre blanc, huiles essentielles…) constituent des pratiques individuelles visant le zéro déchet.

(Source : ADEME)